Les milles facettes de Tamanrasset

 

 « Quand Dieu créa le monde, après avoir réparti les terres, il distribua les rochers. Il en avait encore à sa disposition une  masse respectable lorsqu’il se sentit soudainement fatigué. Alors il jeta pêle- mêle à cette place tous les rochers qui  l’embarassaient. »

 

  L’Assekrem. Le massif du Hoggar est grand comme la France avec une superficie de 480 000m2. Au coeur, se dresse l’Atakor avec ses 3 sommets culminants à plus de 2700m, la Tahat, l’Ilamane et l’Assekrem, et dont les célèbres orgues basaltiques sont les vestiges majestueux d’une activité volcanique jadis débordante. 


 

 

  Ermitage du Père de Foucauld.  Les données météorologiques sont relevées chaque jour du haut de l’Assekrem, où Charles de Foucauld avait élu ermitage pendant les mois les plus chauds pour méditer et étudier la langue et le peuple touareg. Profondément ému par la foi musulmane, le Père de Foucauld  ne chercha jamais à convertir les touaregs au catholicisme, mais sut toucher leur coeur par sa bonté et son humilité. « L’acceptation vaut encore plus que le verset du Coran » dit un proverbe touareg.

Malgré ses paysages chaotiques et austères, le coeur du Hoggar est un véritable château d’eau, qui irrigue de nombreux oueds, dont l’oued Tamanrasset, mais dont les réserves se tarissent trop souvent...  La sécheresse est un problème vital, surtout à Tamanrasset où la nappe phréatique s’épuise au fur et à mesure que la consommation en eau augmente de façon tragique. « L’eau, c’est la vie » , sans doute le plus connu et le plus actuel des proverbes
touaregs...

 

  Tamanrasset Carrefour saharien et point de passage obligé des anciennes caravanes, le petit hameau de Tamanrasset, maintenant chef-lieu de la wilaya, connu un veritable boom à partir des années 80. Nomades fuyant les secheresses, migrants d’Afrique noire,commerçants arabes se sont peu à peu installés dans cette ville bâtie sur 2 oueds qui compte à présent plus de 100 000 habitants. et des centaines d’agences de voyage. Les temperatures sont rudes en hiver mais fraîches en été avec des maximas de 35 degrés contre 50 à In Salah. L’élevage camelin de tout le sud algérien a mal accusé le coup des sécheresses. Les chameaux sont maintenant acheminés du Niger et du Mali et revendus au prix fort de  60 000 DA par tête (~600 E)  

Tamanrasset abrite plus de 13 000 véhicules pour 2 pompes à essence. La pénurie de carburant est la conséquence directe des mesures de lutte contre la vente clandestine qui a cours avec les pays frontaliers du sud.  L’Algérie est le 3e producteur de pétrole en Afrique derrière le Nigéria et la Libye.

 Taxi-phones et cybercafés poussent comme des champignons. Les portables sont les grands gagnants de cette frénésie téléphonique depuis l’installation du  réseau il y a 3 ans.

 

 

  Oued Tamanrasset  La ville essaie de lutter contre la profusion des ordures qui s’entassent à l’orée des quartiers. Pour l’instant, seules quelques chèvres assurent bravement le rôle d’éboueurs… « Un homme ne laisse pas de mauvaises empreintes là où il a séjourné »

 

 

 

 

  Souk Les draperies en mousseline de Mauritanie ont la part belle chez les femmes touarègues, tout comme les voiles indigo de Kano qui teintent leur peau bronzée d’un beau reflet bleuté.

 

 

 

 

 

 Le barbier de Tamanrasset Outre l’incontournable Zizou, L’Algérie peut être fière d’un enfant du pays qu’on  nomme curieusement  “le coiffeur lunaire”. Djelani Maâchi, originaire d’une petite  ville de l’est algérien, s’est imposé par son talent créatif et tient maintenant un  salon à Paris où il coiffe les dames les nuits de pleine lune pour assurer, selon  une croyance ancestrale, des cheveux vigoureux qui repoussent plus vite!

 

 

  Kahua et restausOn trouve toutes sortes de restaurants à Tam, qui servent dans un cadre très convivial des spécialités locales, tels que la soupe chorba, le couscous, kebabs, ou les bureks (pâte feuillettée farcie à la viande).

Il y a aussi de nombreux fast-food et pizzerias. Les pizzas sont très savoureuses, servies avec (ou sans) mayonnaise...

 

 

  Fête de TitL’Algérie rurale a depuis toujours célébré les saints ou marabouts locaux qui apportaient la bénédiction sur ses habitants. Tit, petit village à 50 km de Tamanrasset, célèbre chaque année une fête en l’honneur de son saint,  Sidi Wafi, avocat des pauvres, qu’on appelait aussi « le rebelle du Hoggar » et qui s’est imposé comme chef spitiruel dans toute la région avant de s’éteindre il y a 3 ans.

Tamanrasset accueille beaucoup de festivités au printemps comme par exemple le 1er festival de la chanson amazigh en mars (au camping Assekrem de Sidi Ali «Sakai ») ou la fête de printemps de Tafsit.